
- Tu… Qu’est ce
que ? Où suis-je ? Toi, Maria… balbutie la
jeune femme encore perdue.
- C’est maman, chérie.
Appelle-moi maman, s’il te plait, demande la
concernée d’une voix suppliante que sa fille ne remarquera
pas.
Lili en
est sure maintenant, elle ne rêve pas, elle a bien sa mère devant
elle, sa mère qui la regarde de tout son haut, qui vient la
réveiller, ici, dans sa chambre… La tête lui tourne un peu,
elle n’est pas encore réveillée mais son instinct la force à
sortir de son coma pour se défendre, et vite.

- Dehors, échappe t-elle
d’une voix presque inaudible. Sors d’ici. Tu
n’as rien à y faire…
- Lili… soupire
cette femme lassée et blessée à la fois. Je ne reste pas
longtemps, je te le jure. Je viens juste te faire part de notre
cadeaux pour tes…
- Pars, j’ai dit,
continue de demander Lili sans prêter attention à ce que sa
mère lui dit. Elle retrouve ses esprits et les paroles de sa mère
sont à présent entièrement compréhensible. Et Lili ne souhaite
qu’une chose, ne pas voir son visage, et encore moins
accepter un cadeau venant d’eux…

- Lili, soupire une
nouvelle fois Maria, je t’en prie cesse toute cette
comédie. Arrête cet isolement et ce refus de nous voir, nous sommes
ta famille ! Ta petite sœur est venue te voir…Tu
lui manques, tu sais.
- Conneries… Ce n‘est
pas ma sœur, c’est sa fille, à lui… Son
jouet.
Maria
est choquée par le langage de sa fille, mais que peut-elle y faire.
Cela fait longtemps qu’elle n’a plus de prise sur elle,
et cette nouvelle confrontation lui montre bien une nouvelle fois.
Elle se résigne donc, et commence à s’avancer vers la
porte.
- Johanna t’apportera un
paquet demain normalement, je te demande de le réceptionner.
C’est une robe pour la soirée de samedi, tu seras aimable de
la porter, pour TA fête d’anniversaire, débite t-elle
tout de même.
- Amusez vous bien alors, mais ne
me demande pas de participer…
- Je savais que tu réagirais comme
ça, et cela me blesse de devoir user de ce genre de technique
mais…